Récolte totale autorisée (ou prise totale autorisée)

Pour chaque sous-population d’ours blancs, les provinces et territoires du Canada imposent un quota – la « récolte totale autorisée » (RTA) ou « prise totale autorisée » – qui limite le nombre d’ours pouvant être pris chaque année. Dans les populations gérées ou cogérées par le Nunavut, territoire où l’espèce est la plus présente, environ 415 ours ont été chassés entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016, pour une RTA de 468 individus. Entre le 1er juillet 2010 et le 30 juin 2015, le nombre d’ours éliminés (y compris par la récolte et la mise à mort pour défendre la vie ou la propriété) au Canada était d’environ 600 par an. Presque toutes les morts attribuables à l’humain sont déduites de la RTA pour l’année en cours.

Il arrive qu’une mise à mort en cas de défense ne soit pas déduite des quotas, dans les circonstances suivantes :
  • La mise à mort d’un ours blanc en cas de défense dans le parc national des Monts-Torngat est considérée comme une perte de quota pour les Inuits du Labrador; le gouvernement du Nunatsiavut perçoit donc une indemnisation financière. L’Agence Parcs Canada fait tout ce qui est en son pouvoir pour transporter dès que possible la viande et la pelleterie jusqu’à la ville de Nain ou jusqu’à l’aullâvik le plus près.
  • La mise à mort d’un ours blanc en cas de défense dans la zone visée par l’entente avec les Inuits du Labrador est déduite des quotas d’ours blancs des Inuits du Labrador. La viande est remise à la localité la plus proche et distribuée par le gouvernement de la communauté inuite. La pelleterie est donnée au gouvernement du Nunatsiavut et distribuée sur décision de l’Assemblée du Nunatsiavut.
  • Un ours blanc mis à mort en cas de défense en dehors de la zone visée par l’entente avec les Inuits du Labrador est d’abord remis au gouvernement du Nunatsiavut, qui le propose aux personnes titulaires d’un permis. Si quelqu’un accepte de le récupérer, l’ours est déduit des quotas. Si personne n’en veut, il devient la propriété de la province de Terre-Neuve-et-Labrador et n’est pas déduit des quotas du gouvernement du Nunatsiavut.